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L'influence de INDLALA sur Madagascar.

Nom
Traj
Image sat
Date
Heure
Type
Distance
Pression
Pluie
Vent
Détails du cyclone

INDLALA

15.03.2007
02 UTC (05h locales)
Cyclone tropical intense
Sur l'île, côte Nord-Est (stable)
-
En 48h : 585,4 mm à Antsohihy et 441,1mm à Antalaha
245 km/h à Antalaha
Dégâts : 150 décès - 126 blessés, 188 331 sinistrés. 36 515 hectares de cultures détruits. $240 millions (2007 USD)

 

Détail

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Date

Précipitation en mm

Ville

14.03.07 76 ( 24 Hr ) Nosy Be
15.03.07 171,7 ( 48 Hr) Nosy Be
14.03.07 355,2 ( 24 Hr ) Antalaha
15.03.07 441,1 ( 48 Hr ) Antalaha
15.03.07 344,7 ( 24 Hr ) Antsohihy
16.03.07 585,4 ( 48 Hr ) Antsohihy
14.03.07 83,4 ( 24 Hr ) Sambava
15.03.07 107,9 ( 24 Hr ) Sainte Marie
15.03.07 73,6 ( 24 Hr ) Farafangana
16.03.07 221,2 ( 24 Hr ) Mahajanga
16.03.07 97,2 ( 24 Hr ) Toamasina
17.03.07 140,6 ( 24 Hr ) Mananjary

        Le 15 mars à 3 heures du matin le cyclone tropical intense Indlala est entré sur le district d'Antalaha et a traversé la ville et sa périphérie avec des vents à 166 km/h de moyenne et des rafales atteignant les 235 km/h. Il est resté sur la zone d'Antalaha quasi stationnaire pendant 10 heures. Indlala s'est ensuite dirigé au sud-ouest vers la ville de Maroantsetra.

        Les précédentes intempéries qui ont touché Madagascar depuis 3 mois, entre autres les cyclones Bondo et Clovis, avaient déjà provoqué de fortes pluies. Celles-ci ont engendré des inondations qui avaient déjà affecté les cultures et les habitations. Par son intensité, le cyclone Indlala a touché des zones déjà en partie sinistrées, aggravant la situation déjà précaire des populations.

Bilan au 06.04.2007

        Selon les dernières informations du BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes) à Madagascar, les évaluations font état dans les deux zones (nord-est et nord-ouest) de : 137 605 personnes sévèrement affectées, 38 478 habitations touchées, 244 bâtiments (bâtiments administratifs, hôpitaux, écoles) et 86 ponts endommagés, 88 personnes décédées, 30 personnes disparues, 126 personnes blessées, 36 515 hectares de  cultures détruits, 1 507 tonnes de stocks perdus.

        Le district d’Antalaha a surtout été affecté par les vents : toits envolés, maisons détruites, cultures ravagées ; alors que celui de Maroantsetra, delta recueillant les eaux du bassin versant, a subi les conséquences d’importantes inondations ( villages inondés, puits noyés, cultures détruites ).

        Les routes et ponts reliant les villes principales aux villages alentour étaient difficilement praticables, voire impraticables. L’électricité, l’eau et les lignes téléphoniques (fixes et GSM) ont été coupées pendant presque une semaine. Dans de telles conditions, et outre l’insécurité alimentaire qui émergeait, une résurgence des maladies liées à la consommation d’une eau impropre (gastro-entérite, diarrhée, choléra, typhoïde) ou liées à la pullulation des moustiques dans de grandes étendues d’eau (paludisme, chikungunya, dengue), habituelles à la suite de cyclones ou d’inondations, étaient fortement à craindre et donc à considérer en priorité afin d’endiguer au maximum ces risques sanitaires.