1948  Cyclone tropical très intense, saison 1-antérieure

Le système 1948 a été baptisé le 19.01.1948 (non baptisé), il a atteint le stade de Cyclone tropical très intense.
Le vent soutenu en mer a atteint 250 km/h avec des rafales à 310 km/h.
Deux îles ont été touchées par ce système.


Trajectoire du cyclone 1948. Source : Données Météo-France Réunion, trajectoire Firinga le site.

Valeurs maximales

Valeurs maximales atteintes par 1948, le 26 janvier 1948  
Intensité sur l'échelle de Dvorak (nombre Ci) 7,0-/8,0
Intensité sur la classification Australienne 5/5
Pression estimée au centre 910 mb
Vent moyen sur 1 mn (intensité atteinte la plus probable) 250 Km/h, 135 Kt
Rafales 310 Km/h, 167 Kt

 

Tableau des impacts sur les îles

Îles
Distance et intensité correspondante
Date
Alerte
Détails
Saint Brandon Sur l'île (Avocaire Island), au stade de cyclone tropical intense (s'intensifiant) 24.01.1948 à 06 UTC Aucune
Réunion 30 km à l' Ouest, au stade de cyclone tropical intense (stable) 27.01.1948 à 00 UTC oui

Témoignage du cyclone atomique de 1948

Votre experience avec 1948

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Le 17-10 à 16:05 nous a raconté,


"Dans la nuit, j'ai entendu une violente détonation. C'était une décharge électrique qui fut suivie d’une secousse sismique... A ce moment précis, ma nouvelle église en construction fut ébranlée, perdit six grandes fenêtres de 16 m de hauteur, très solidement construites et la façade de l'église fut également renversée. Des blocs de plus de 1000 kilos gisent sur le sol. En même temps s'écroulait notre hôpital, ensevelissant trois religieuses infirmières ; une quatrième a été grièvement blessée. Le diable est vraiment fort !"
Rapport du père Raimbault, directeur de la léproserie de Saint-Bernard, à La Montagne.




Le 23-01 à 22:38 Marie-Antoinette Payet nous a raconté,


J’ai connu le cyclone de 1948. Ce fut un désastre et un souvenir inoubliable. Il y a eu cinq morts, trois d’entre eux étaient mes neveux. Les vents et la pluie étaient très violents, mes neveux ont voulu trouver refuge ailleurs. Mais dès qu’ils ont ouvert la porte, les vents les ont emportés. La maison s’est effondrée sur leur père qui n’a été que blessé. Au petit matin, on a retrouvé les corps des trois jeunes.


Marie-Antoinette Payet



Le 23-01 à 22:36 Serge Hoarau nous a raconté,


En 1948, j’habitais rue des Jamerosas (à l’Entre-Deux). Dans la nuit, le cyclone s’était renforcé, il y avait beaucoup d’eau chez moi. J’ai dû chercher de l’aide chez mon père qui habitait un peu plus bas que chez moi. L’eau m’arrivait à la hanche, c’était pénible et difficile de se déplacer. Ensuite, mon frère et mon père étaient remontés récupérer ma famille, il y avait cinq personnes. Puis en redescendant, mon frère a fait une chute et s’est blessé à la jambe. On a été obligés de mettre les enfants à l’abri pour lui porter secours car il ne pouvait plus marcher. Après, j’ai dû récupérer les enfants. Ce fut un moment inoubliable.


Serge Hoarau