Vos experiences

Vous avez vécu un cyclone, racontez nous comment vous l'avez perçu, témoignages, anecdotes..

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Vos expériences partagées sur Firinga.com

 


Le 11-01 à 12:23 sasa nous a raconté à propos de DINA :


Moi je me rappelle que le 7 janvier je revenai sur la Reunion apres une longue periode en metropole 2 sem plus tard il y a eu le cyclone je me rappelle que notre pied mangue avait ete deracine et sa a penche sur notr baraque ... il y a eu beaucp de plante deracine le vent etait tres violent l orage la plui ... depuis ce jour la je n ai plus connu ce genre de cyclone .. dina ma bcp marque


sasa

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Le 12-02 à 19:05 wanda Chapon-Adhamy nous a raconté à propos de FIRINGA :


J'ai connu hélas Firinga.j'habitais à l'époque au Tampon 3 mares dans une case créole de 1880 avec un jardin très arboré
Arrivée à la Réunion en 198O.
Firinga fut pour moi l'angoisse existentielle de ma vie.le toit de la maison a tenu non pas comme en 1948.
mais nous avons eu de gros dégats. arbres cassés sur le toit.le 29 janvier 1989 est une date gravée à jamais dans ma mémoire.
la veille nous avions eu une journée de grand soleil . le soir venu sous une nuit très chaude le calme est apparu. étrange . pas un oiseau .pas une miette de vent.un calme pénétrant.mon mari fête son Anni le 29 janvier ! le cyclone est arrivé sur l'ile .le mur du cyclone est passé aux 3 Mares et à St Pierre où il y avait l'imprimerie à la Ligne paradis dont les poutres de fer soutenant le toit ont courbé sur les machines tellement la puissance était forte.Plus une seule feuille sur les arbres . l'apocalypse !


wanda Chapon-Adhamy

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Le 25-01 à 23:05 Moinou Madi du village de Bweni nous a raconté à propos de DISSELI :


Le cyclone est arrivé en 1934 vers la moisson, le riz commençait à mûrir. C’était l’époque des plantations ; la sucrerie de Combani fonctionnait encore car mon père y travaillait. L’industrie de sisal marchera quelques temps après le cyclone.
Mon père était resté chez lui car son frère qui pratiquait la magie, avait "vu" que quelque chose allait se passer.
La radio renseignait les habitants, mais finalement on l’apprit trop tard. Ce fut une surprise pour les gens.
A la nuit tombante, la population s’était regroupée dans les maisons les plus solides, c’étaient les maisons en raphia. Toutefois, dès le premier coup de vent, toutes les maisons sans exception s’écroulèrent. Heureusement, il n’y eut pas de blessés dans mon village. La maison où j’habitais fut abattue par un cocotier. Les gens restèrent debout sous la pluie jusqu’à l’aube.
Le cyclone n’avait duré qu’une nuit et les dégâts furent immenses. C’était déjà une période de crise ; la population mangeait des bunga et des trico et le cyclone avait détruit toutes les récoltes. Les Mahorais se demandaient pourquoi Dieu leur avait envoyé un cyclone, alors qu’il y avait déjà la famine, qui avait détruit les nouvelles récoltes et même les arbres fruitiers. Les gens s’étaient donc retrouvés sans rien à manger et sans maison.
Le Français de Coconi demanda à tous les chefs de village de recenser les familles dans chaque village. Une distribution d’aliments fut donc effectuée sur la base du nombre des membres qui composaient une famille. Dans le sud de l’île, cette distribution se faisait à Bandrélé, à M’Gnambani (entre la carrière de Mutsamudu et chez Dadilahi Djabu), et à Chirongui ; il y avait aussi des boutres qui refournissaient certains villages. La nourriture consistait essentiellement en riz.
Le cyclone a pris le nom de ce Français, Disseli, car il avait aidé la population mahoraise à sortir de la famine.


Moinou Madi du village de Bweni

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Le 23-01 à 22:38 Marie-Antoinette Payet nous a raconté à propos de 1948 :


J’ai connu le cyclone de 1948. Ce fut un désastre et un souvenir inoubliable. Il y a eu cinq morts, trois d’entre eux étaient mes neveux. Les vents et la pluie étaient très violents, mes neveux ont voulu trouver refuge ailleurs. Mais dès qu’ils ont ouvert la porte, les vents les ont emportés. La maison s’est effondrée sur leur père qui n’a été que blessé. Au petit matin, on a retrouvé les corps des trois jeunes.


Marie-Antoinette Payet

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Le 23-01 à 22:36 Serge Hoarau nous a raconté à propos de 1948 :


En 1948, j’habitais rue des Jamerosas (à l’Entre-Deux). Dans la nuit, le cyclone s’était renforcé, il y avait beaucoup d’eau chez moi. J’ai dû chercher de l’aide chez mon père qui habitait un peu plus bas que chez moi. L’eau m’arrivait à la hanche, c’était pénible et difficile de se déplacer. Ensuite, mon frère et mon père étaient remontés récupérer ma famille, il y avait cinq personnes. Puis en redescendant, mon frère a fait une chute et s’est blessé à la jambe. On a été obligés de mettre les enfants à l’abri pour lui porter secours car il ne pouvait plus marcher. Après, j’ai dû récupérer les enfants. Ce fut un moment inoubliable.


Serge Hoarau

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