Vos experiences

Vous avez vécu un cyclone, racontez nous comment vous l'avez perçu, témoignages, anecdotes..

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Vos expériences partagées sur Firinga.com

 


Le 13-03 à 07:28 Philippe nous a raconté à propos de FIRINGA :


Militaire à La Base Aérienne 181, les souvenirs les plus marquant concerne le vol tournoyant de grappe de coco, la pluie qui "piquait" comme des aiguilles, un arbre s'est soulevé vers le haut, craqué puis s'effondre au sol face à la piscine.

Lendemain, désastre sur les routes, nous sommes allé aider dans le sud où les bateaux se trouvaient dans les rues de st pierre, les requins dégustaient une vache et un chien dans le port.

Voilà pas mal de galère...


Philippe

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Le 15-01 à 16:21 Yann nous a raconté à propos de GERALDA :


Géralda est mon premier cyclone. J'étais en vacances sur l'île Sainte Marie au Lakana hôtel où je logeais dans un bungalow sur pilotis posé sur le lagon. Le patron de l'hôtel a été informé par VHF de l'arrivée imminente du cyclone un jour avant seulement. Étonnamment j'avais constaté que de nombreux touristes logés ailleurs quittaient prestement l'île par avion. Par précaution le patron nous a déménagé dans un bungalow sur terre à une trentaine de mètres du rivage. Bien lui en a pris. C'est en début de soirée et toute la nuit que Géralda a entrepris son travail de sape. Ceci étant notre bungalow en bois et falafa a bien résisté. Au matin une fois le vent retombé on a pu constater les dégâts : montée de la mer, bungalows sur le lagon balayés, ponton arraché, badamiers déracinés. Quand je suis rentré sur Tana c'était la désolation. Le pays avait déjà été durement touché en janvier par le cyclone Daisy, Géralda a fini de le mettre à terre.


Yann

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Le 08-01 à 09:30 reza nous a raconté à propos de CLAUDETTE (VIOLA) :


cetait un samedi apresmidi le 22 Dec 1979,ma soeur, mon cousin et moi meme, 8 ans a lepoque, on jouait et avait aucune idee ce qui allait se passer. Il etait venteux a Port Louis mais peu de pluie , puis vers 16hrs on etait rentre a la maison.A 21hrs ca avait commence a souffler, on etait tous au lit mais 0n pouvait a peine pouvait pas dormir, vers 23hrs maman etait venu nous reveiller pour nous installer dans une autre chamber parce que ca coulait de partout dans notre maison en taule, nos matelas etait trempes, les feuilles de taule de notre cuisine etaient emportees par les vent violent(160 km/hr).Il ny avait pas electricite ,javais tres peur et jetais traumatise.Le lendemain a 10hrs le vent setait calme, et tout le monde sortait de chez eux pour constater les degats et il avait beaucoup d eau partout.


reza

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Le 18-09 à 14:33 Louis Dijoux nous a raconté à propos de HERMINE :


Ça avait été l'un des pires cyclones que j'ai connus. J'avais 11 ans. Après le passage d'Hermine on attendu le médecin sur le toit d'une voiture. La rivière était sorti de son lit et avait emporté beaucoup de maisons.


Louis Dijoux

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Le 17-09 à 18:30 Charles nous a raconté à propos de GERVAISE :


Bonjour,
J'ai vécu Gervaise, à l'époque j'avais 19 ans, j'étais à pointe d'Esny. Je me souviens de l'entraide des gens qui déjà le matin remontaient tous les bateaux au plus haut de la plage, que ce soit les bateaux des pécheurs ou des particuliers, tout le monde s'entraidait. le vent et la mer se faisaient de plus en plus fort et pour certains bateaux c'était même devenu dangereux. De temps à autre tout le monde faisait une halte pour boire quelque chose chez l'habitant. Il fallait faire vite car la météo ne nous laissait pas trop de doute. Finalement tous les bateaux ont été remontés. Les fenêtres ont été protégée par des planches que l'on a clouées. Dernières visites chez l'un ou l'autre des voisins, les dernières courses faites, il ne nous restait plus qu'à attendre passablement dans l'angoisse car les bulletins météo devenaient très alarmistes. Le vent devenait de plus en plus fort et pour que les vitres n'explosent pas, une fenêtre était restée ouverte du côté opposé d'où venait le vent. Plus question de sortir, par la fenêtre on voyait les arbres se tordrent. A un moment le toit de la maison voisine a commencé de se soulever et heureusement un cocotier s'est abattu dessus et l'a maintenu. Sous la pression du vent l'eau giclait à l'intérieur de notre maison, quand l'oeil du cyclone est passé, le calme plat, nous sommes sortis pour voir si quelqu'un avait besoin d'aide. Il fallait faire vite car n'ayant plus d'électricité il n'y avait plus de radio, et nous ne savions pas combien de temps ce calme du au passage de l'oeil allait durer, dehors c'était déjà un paysage d'apocalypse et un silence total. Nous avons recueilli la famille (3 adultes, un enfant et un chien) dont la maison avait failli perdre son toit et ils s'étaient tous abrités dans la seule partie de la maison avec un toit en dur, les WC ! Une autre famille dont la maison avait perdue toute ses fenêtres et encore un couple sont venus en "renfort". Le vent est alors revenu pour souffler tout le reste de la nuit et même encore plus fort. Ce n'est que vers la fin de la matinée que l'on a pu tous sortir de la maison et constater les dégâts. Les arbres avaient comme explosés, des maisons avaient carrément disparues, il ne restait que leur fondation. Un banian à Mahebourg avait écrasé une maison de deux étage ! On ne pouvait plus circuler sur les routes, jonchées de débris de végétation, d'arbres et autres, plus d'eau, plus d'électricité, on ne trouvait même pas un seul poteau électrique debout. On a été voir si des voisins avaient besoins d'aide, on a commencé à déblayer les routes et à vivre avec ce qui restait. Sur la plage, les coques des bateaux exposées au vent avaient perdue toute leur peinture et le bois avaient pris une patine remarquablement lisse. Pendant Six mois plus d'eau et trois mois sans électricité. Il y a eu l'aide de la communauté internationale, même la Russie, qui à l'époque était soviétique, est venue donner un coup de main pour remettre les infrastructures de l'île en marche.
Gervaise, je m'en souviens et je compatis au désespoir de tous ceux qui ont perdu, soit un être cher, soit toute leur fortune. Le frère d'une personne que je connaissais, a eu la jambe sectionnée au niveau de la cheville par une tôle ondulée qui s'est abattue sur lui alors qu'il portait secours à quelqu'un.


Charles

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